Publié il y a 3 h - Mise à jour le 07.10.2026 - Coralie Mollaret - 3 min  - vu 174 fois

FAIT DU SOIR « Occupons-nous d'abord de nos entreprises » : la rentrée économique de Vincent Bouget

Le président Vincent Bouget et le vice-président au développement économique Olivier Fabregoul

Le président Vincent Bouget et le vice-président au développement économique Olivier Fabregoul

- Coralie Mollaret

Compétence phare de l’Agglo nîmoise, Vincent Bouget a organisé une « rentrée économique ». L’occasion d’annoncer sa méthode et ses priorités. 

« Mon ambition n’est pas de faire le procès de ce qui a été fait avant », affiche Vincent Bouget. L’ancien opposant de Franck Proust est aujourd'hui maire de Nîmes et président de Nîmes Métropole. Ce mercredi, il organisait sa « rentrée économique ». Une rentrée en douceur : si aucune annonce tonitruante n’a été faite, l'édile a fixé un cap et une méthode.

« Alignement » politique avec la Région  

Réunissant plus tôt dans la matinée des acteurs du territoire (chambres consulaires, représentants du tourisme, des zones d’activités économiques…), Vincent Bouget l'assure : « L’attractivité, ce n’est pas uniquement aller chercher les entreprises ailleurs. Occupons-nous d’abord des entreprises déjà présentes. » Un développement « endogène » donc, cher à Jalil Benabdillah, vice-président chargé du développement économique au Conseil régional Occitanie.

S’il n’entend pas faire le procès du passé, Vincent Bouget a toutefois souligné la « sortie des querelles institutionnelles » avec « l’alignement » politique à gauche, entre la Région et l’Agglo. En sa qualité de président du CNER (Conseil national des économies régionales), Jalil Benabdillah sera chargé de l’étude de préfiguration de la nouvelle agence de développement économique. Une promesse de campagne du candidat Bouget.

Le nouveau président parviendra-t-il à exorciser OpeNîmes, que son prédécesseur Franck Proust et Olivier Fabregoul, vice-président au développement économique - qui a conservé sa délégation -, ont liquidé ? C’est bien parti… Puisqu’aujourd’hui, Olivier Fabregoul est plus nuancé : « Il faut qu’il y ait un retour sur investissement avec un contrôle. » L’agence est annoncée pour début 2027 : « Il faudra créer des postes, nos agents sont déjà sous tension. Pas forcément 20 personnes, mais deux ou trois. »

Magna Porta, aéroport de Nîmes... Les dossiers « hérités » 

Des dossiers majeurs, hérités, sont sur la table du nouveau président : « Nous ne sommes pas arrivés pour tout arrêter. Certains projets sont bons et doivent avancer. D’autres sont aujourd’hui bloqués et coûtent beaucoup d’argent. Nous devons faire des choix. » Des choix sur les zones d’activités économiques ? Comme Magna Porta ou la zone Nîmes Sud, adossée à la nouvelle prison de Nîmes ? « On assume l’héritage. On se place dans une volonté de trouver des solutions, d’avancer… Pour Magna Porta, il faudra réduire le périmètre. Quant à Nîmes Sud, on dépend de l’investissement de l’État », explique-t-il.

Sur Magna Porta, le data center prévu par Franck Proust sera-t-il conservé ? « Je ne suis pas sûr que ce soit la meilleure des opportunités », poursuit-il. Autre différence marquée avec son prédécesseur Les Républicains : l’aéroport nîmois. « Il ne doit pas être regardé uniquement à travers le nombre de passagers. Sa vocation est avant tout économique et industrielle. Je veux que Nîmes devienne une référence européenne en matière de sécurité civile, d’aéronautique et de maintenance », prône-t-il.

Nîmes, capitale de l’économie sociale et solidaire

La « patte » Bouget, c’est aussi « faire de Nîmes une capitale européenne ». Pendant la campagne électorale, cette thématique tenait une bonne place dans son programme, avec la promesse « de soutenir les entreprises coopératives » en facilitant « l’accès au foncier », avec même la création d’une école de la coopération Charles Gide. Était même évoquée la gestion des halles, qui pourrait se faire par le prisme de l’ESS en créant une SCIC (Société coopérative d’intérêt collectif). Autre annonce : la création d’une conférence économique et sociale permettant « un dialogue régulier, une à deux fois par an, avec les entreprises » autour de petits-déjeuners informels. Une rentrée économique donc, qui met en appétit.

 Et aussi : 

L’Agglo compte environ 26 070 établissements, dont 9 770 employeurs (37 %). Près des deux tiers fonctionnent donc sans salarié, tandis que 60 % des établissements sont implantés à Nîmes. 

L’économie locale est fortement tirée par les services marchands et non marchands. Ils représentent 86 % des 107 269 emplois recensés en 2022. Le secteur privé compte 67 090 emplois salariés, principalement dans les services (60 %) et le commerce (24 %), contre 7 % dans l’industrie. (Source : services de Nîmes métropole). 

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