Publié il y a 3 h - Mise à jour le 19.09.2026 - Propos recueillis par Sacha Virga - 3 min  - vu 294 fois

L'INTERVIEW SPORT Grégory Mézy, président de l'ES Grau-du-Roi : "On a voulu insuffler une nouvelle dynamique"

Grégory Mézy

Grégory Mézy, président de l'ES Grau-du-Roi

- Photo Yannick Pons

Président de l'ES Grau-du-Roi depuis 2018, Grégory Mézy, dit "Greg Mézy", aborde avec sérénité la nouvelle saison qui arrive, avec des objectifs bien précis pour son équipe première.

Objectif Sud : Comment se passe la rentrée pour le club ?

Grégory Mézy : Tout se passe très bien. On a repris très tôt, le 20 juillet exactement, cela fait bientôt deux mois. On a une très bonne ambiance pour le moment, on a joué seulement trois matchs officiels, dont les 2ᵉ et 3ᵉ tours de Coupe de France. On s'est qualifié en battant Revel chez eux (0-1). C'est un déplacement assez lourd pour des clubs amateurs, surtout un samedi de début septembre, c'était pas évident. Mais le début de saison est très bien.

Depuis mars, la majorité municipale au Grau-du-Roi a changé. Est-ce que cela aura un impact sur votre club ?

On espère que ce changement va changer quelque chose. Je connais le maire Charly Crespe depuis tout jeune, et pas mal de gens au conseil municipal. J'espère que l'on va être plus suivi par les élus...

Cela veut dire que l'ancien maire était moins présent pour vous ?

Ce n'était pas le sport préféré de l'ancien maire, il était plutôt rugby et voile. Moins football. Mais dans toutes les municipalités, c'est comme ça, certains ont leur préférence sportive. Malheureusement ce sont les enfants qui en pâtissent, qui représentent entre 250 et 300 licenciés.

Comment est-ce que vous accompagnez les jeunes ?

Ils ont des matchs et entraînements toutes les semaines, ainsi que des plateaux jusqu'à 10 ans. Passé cet âge, ils n'affrontent qu'une seule équipe par week-end. Ils ont des stages et tournois pendant les vacances scolaires. Les enfants sont très occupés au club, et c'est un investissement assez important.

Pour la première fois, la CC Terre de Camargue vous a attribué une subvention. Comment avez-vous réagi lors de la nouvelle ?

On n'avait jamais eu de subvention par le passé, et on a été créé en 1935. C'était une injustice totale, surtout que le Foot Terre de Camargue (club composé des communes de St-Laurent-d'Aigouze et Aigues-Mortes, NDLR) avait une subvention de 16 000 euros. Et presque la moitié de nos licenciés sont issus de ces deux villes. Nous, on a eu 8 000 euros. On tient à remercier Charly Crespe et sa majorité, on ne s'y attendait pas. Elle va servir à acheter du matériel pour les jeunes et, avec l'augmentation de l'essence et du coût de la vie, on va pouvoir continuer à voyager avec notre minibus.

Vous avez changé un certain nombre de joueurs dans l'effectif de votre équipe première, pourquoi ce choix ?

On n'a pas gardé certains joueurs pour renouveler et apporter de la fraîcheur. Ce n'était pas contre eux, c'était purement sportif. Ils étaient là depuis un certain temps, et certains arrivaient en fin de carrière. On a voulu insuffler une nouvelle dynamique et partir sur d'autres profils. La nouvelle moyenne d'âge de l'effectif est de 24 ans.

Après avoir longtemps joué les premiers rôles, la montée doit certainement être un objectif pour vous ?

L'objectif cette saison sera de monter, ou de se situer dans les trois premières places. On a récupéré Agde qui descend de N3, et qui a 700 000 euros de budget. C'est trois fois au-dessus du nôtre, mais on va se battre avec nos armes. Et si on arrive à monter, on essaiera de pérenniser le club dans les divisions supérieures. Ce qui est difficile au Grau-du-Roi, c'est que le taux de natalité est bas, et l'immobilier est très haut. On essaye de faire au mieux, mais c'est un challenge de produire des équipes de jeunes chaque saison. On y arrive plus ou moins.

Et vous personnellement, comment vous vous projetez ?

J'ai repris le club en 2018 après un vol dans les caisses et un trou dans le club. Avec mes associés, on y a pris goût mais je commence à m'essouffler un peu. J'ai pas mal de travail sur le plan professionnel en ce moment, il va falloir se réinventer peut-être à ce sujet. J'espère que ça ne sera pas au détriment du football.

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