Il est un peu moins de 18 heures lorsque Carole Delga sort du lycée Philippe Lamour. L’établissement, avec son portail cassé, présente les stigmates du mouvement lycéen entamé depuis le 29 septembre. Cet après-midi, la présidente de la Région - collectivité chargée de la construction et de l’entretien des lycées - a rencontré « l’ensemble des représentants des lycées nîmois », ainsi que des enseignants et agents des lycées « qui ont connu des épisodes de violence assez significatifs ».
Brise-soleil, ventilateur, climatisation…
Pas d’annonce, mais de la pédagogie sur les actions menées comme un plan d’urgence climatique, avec des travaux pour pallier « les urgences » : « Dès le mois de juin, nous avons écrit aux 225 proviseurs d’Occitanie, leur demandant de nous transmettre leurs urgences. On va prioriser les travaux à faire : brise-soleil, ventilateur au plafond ou sur pied, climatisation… », explique Carole Delga. Et d’ajouter à ce sujet : « Climatiser tous les bâtiments ? Il y a 4 millions de m², c’est hors de prix. Et ça peut aussi être inefficace dans certains cas… »
Une question demeure toutefois : les pouvoirs publics ont-ils manqué d’anticipation face à la canicule ? « C’est la première fois que cela commence fin mai, début juin, jusqu'à septembre. D’habitude, c’est en juillet et août, les établissements sont fermés. » Pendant la réunion, Carole Delga a relevé : « Il y a des dispositifs d'aide dont les élèves n’ont pas connaissance .» Exemple ? « Un chèque de 20 € utilisable dans les librairies indépendantes. J’ai aussi rappelé le dispositif d’aide pour la cantine. » Présente également, la rectrice de l’académie de Montpellier a, elle, expliqué « le fonctionnement de Parcoursup et les procédures liées au remplacement d’un professeur. »
Rencontre avec le Premier ministre
Enfin, la présidente de la région rencontrera ce mercredi le Premier ministre : « Il faut que le gouvernement revoie sa copie concernant la loi de Finances. » Un projet de budget qui priverait le conseil régional Occitanie de 500 M€ pour 2027 : « En même temps, on nous demande de faire des travaux pour lutter contre le réchauffement climatique. C’est complètement absurde ! » Enfin, sur les violences qui accompagnent parfois les manifestations lycéennes : « La violence ne permet pas de s’entendre ni de s’écouter… Mais il faut apporter des réponses. Un climat apaisé, ce n’est pas l’ignorance des demandes des lycéens. »