3 octobre 1988. Inondations meurtrières à Nîmes. « Les images de cette tragédie ouvraient le JT de 20 heures », se souvient encore le maire de Montpellier, Michaël Delafosse. À Nîmes, cette date sera le point d’ancrage de la lutte contre les inondations, à travers la mise en place des Papi*, « qui n’ont pas de couleur politique », souligne le maire de Nîmes, Vincent Bouget, appuyé par son vice-président à Nîmes Métropole, Bernard Clément, délégué à la lutte contre les inondations à Nîmes métropole. Le premier Papi s’étendra de 1990 à 2006, sous les municipalités Bousquet, Clary et Fournier.
Ce vendredi, après une réunion de travail, Vincent Bouget a montré à son homologue montpelliérain le cadereau d’Uzès, ouvrage central du Papi 3, s’élevant à 51 M€ sur les 126 M€ du Papi 3. Ce dernier est destiné à croiser le cadereau des Limites à l’antonement du square Wladimir-Guiu. Le chantier devrait se terminer à l’été 2027. Les pluies diluviennes sont ainsi vouées à passer dans le cadereau pour être stockées dans des bassins écréteurs et, in fine, rejetées lentement dans le Vistre. La dimension du cadereau a été calibrée sur l’épisode de 2005 et non sur celui de 1988, « ce qui, techniquement, n’était pas faisable ». De l’autre côté du Vidourle, la ville de Montpellier est elle aussi victime des caprices de la nature, « en recevant l’eau qui dévale le massif du Pic Saint-Loup, arrivant dans le Lez et la Mosson ».
Cette visite de Michaël Delafosse est la première depuis l’élection du communiste Vincent Bouget. Pendant la campagne municipale, le socialiste montpelliérain était venu à Nîmes, à l’invitation du Parti socialiste, pour défendre la gratuité des transports. C’est ensuite Julie Frêche, vice-présidente chargée des mobilités, qui s’affichait aux côtés de Vincent Bouget en février, pour défendre cette question. Reste à savoir dans quel autre domaine ce partenariat politique s’étendra.