Publié il y a 6 h - Mise à jour le 05.10.2026 - Coralie Mollaret - 2 min  - vu 455 fois

EXPRESSO Nîmes bientôt jumelée avec une ville palestinienne

Siège de la mairie de Nîmes, hôtel de la rue Dorée

Siège de la mairie de Nîmes, hôtel de la rue Dorée

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L’an prochain, la ville de Nîmes devrait sceller un jumelage avec la ville de Dura, en Cisjordanie. Une volonté politique de la nouvelle municipalité, visant à marquer sa solidarité avec le peuple palestinien.

« La conscience de paix se travaille aussi à partir de ce que l’on peut faire dans cette ville. » Cette phrase a été prononcée en juin 2025, à quelques mois des municipales, par Vincent Bouget aujourd’hui maire. Si Nîmes « ne peut pas résoudre les problèmes de la planète », disait-il, elle peut y prendre sa part. Invité, demain, dans le « Club Matin » d’Objectif Sud, Nicolas Cadène, conseiller municipal nîmois délégué aux jumelages, annonce un accord de coopération avec une ville palestinienne de Cisjordanie. Selon nos informations, il s’agirait de Dura, près d’Hébron. « Un jumelage avec une ville de Gaza est impossible étant donné la situation. Nîmes souhaite être acteur de la paix », affirme l’édile.

« Un acte de résistance »

Cette commune serait « entourée de colonies israéliennes ». Des communautés établies illégalement par Israël sur des terres palestiniennes. Une politique d’ailleurs condamnée par la communauté internationale. « La population de Dura a une résilience incroyable. Elle fait un gros travail sur la jeunesse, les personnes atteintes d’un handicap, les personnes âgées… On a beaucoup à apprendre avec un tas de sujets », avance Nicolas Cadène. Pour les Palestiniens, ce jumelage est un « acte de résistance » : « continuer à exister et partager son histoire ». Reste à savoir comment matérialiser ce jumelage ? L’an dernier, plusieurs élus français - dont Vincent Bouget - se sont vu refuser leur entrée en Israël 48 heures avant leur départ.

Actuellement, la ville de Nîmes présente neuf jumelages avec des villes européennes, mais aussi une américaine, marocaine et israélienne. Certains militants solidaires du peuple palestinien réclament la fin du jumelage avec la ville israélienne Rishon LeZion. Ce n’est pas la volonté de la municipalité : « Le jumelage est assez inactif du fait du contexte. La ville de Nîmes est plutôt dans une démarche de paix », insiste Nicolas Cadène. Avec les communes jumelées, ces échanges peuvent être de plusieurs natures : politique, socialiste ou encore scolaire. L’accueil de 12 élèves tchèques par le lycée Daudet pour l’année scolaire 2026-2027 en est un exemple.

Et aussi :

Une politique de jumelage à l'échelle de l'Agglo ? La ville de Nîmes souhaite mettre son expertise et ses moyens à disposition des autres communes de Nîmes Métropole. Le but : accompagner les élus dans leurs coopérations existantes et favoriser l’émergence de nouvelles initiatives.

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