L’Agglo de Nîmes veut mettre un frein aux incivilités. Ce mardi soir, en conseil communautaire, la maire de Bouillargues, Marie-Pierre Tronc, déléguée aux Mobilités douces interurbaines, a fait savoir : « Depuis plusieurs mois, Écovélo, le prestataire chargé de la maintenance du service, constate une multiplication des usages non conformes. » Mis en place l’an dernier, « NemoVélo » compte 400 vélos électriques, déployés à travers 52 stations dans la ville de Nîmes. Ces « usages non conformes » seraient surtout : « Le transport de plusieurs personnes sur des vélos pourtant monoplaces. Un usage dangereux qui entraîne une usure anormale du matériel et des risques pour la sécurité des usagers », poursuit l’édile.
La délibération portée par Nîmes Métropole vise à compléter les conditions générales d’utilisation de NemoVélo, afin de rappeler « les comportements interdits ». Ladite délibération fait donc état du « transport de passagers sur le porte-bagages » mais aussi « d’acrobaties, figures, cascades, transformation, personnalisation ou démontage du vélo ou de ses équipements ». À ce rappel, l’Agglo instaure « une clause pénale contractuelle de 50 €, prélevée directement sur le dépôt de garantie en cas de manquements constatés, cumulables avec les frais de réparation ». Une mesure destinée à entrer en vigueur le 1ᵉʳ octobre 2026.
L’élu d’opposition RN, Thierry Jacob, n’est pas vraiment convaincu : « L’exécutif veut nous faire croire qu’il s’attaque aux incivilités avec une fermeté exemplaire ! Sur le terrain, c’est le rodéo. On monte à deux, à trois… Gymkhana sur le trottoir. Qui va verbaliser ? Comment allez-vous faire appliquer ce texte ? Vous mettez les Nîmois en bateau… » Les élus de la majorité n’ont pas répondu. Si ce n’est Vincent Bouget qui a commenté : « On mène les Nîmois en vélo, M. Jacob… »