« On est souvent les boucs émissaires des gens, de ce qui se passe aussi dans leur vie »
C'est ainsi que l'un des agents de Nîmes Stationnement résume, sans amertume mais avec lucidité, le quotidien d'un métier que beaucoup réduisent à une seule image. Celle d'un agent qui colle des amendes. La réalité, elle, est bien plus dense. Et bien plus humaine.
Il est 17h lorsqu'on les rejoint dans les rues du centre-ville. En moins de deux heures sur le terrain, deux insultes d'inconnus au passage le matin même, une personne âgée désorientée raccompagnée jusqu'à sa voiture, et plusieurs touristes renseignés sur les horodateurs, les arènes et les meilleurs restaurants du coin. Voilà ce qu'il se passe dans une journée ordinaire pour ces sept agents qui arpentent Nîmes du matin au soir, par 40 degrés l'été comme sous la pluie en hiver, en binôme et à pied, couvrant entre 20 et 30 kilomètres par jour.
Nîmes résiste à l'automatisation
Ils travaillent pour Nîmes Stationnement, filiale de la Société publique locale Agate, qui gère pour le compte de la ville deux contrats distincts de délégation de service public. …