La boule bombée et dorée est cachée au milieu des tiges vertes dentelées. On a juste envie de la croquer. Le CTIFL fait pousser trois variétés d’ananas, sous serre, à Bellegarde. Les plants sont arrivés au centre en octobre 2024. La première récolte a eu lieu cet été. Depuis mi-août, Justine Garnodier a cueilli entre 30 et 40 ananas Queen Victoria « très juteux » et « pas trop fibreux ». « Ils sont délicieux. Leur taux de sucre est supérieur au minimum nécessaire à la commercialisation », analyse cette ingénieure d’expérimentation. Le Queen Victoria pèse en général entre 0,9 et 1,5 kg. Les fruits made in Bellegarde ont un défaut, cette année, ils sont « trop petits ». « L’hypothèse est qu’il a fait trop chaud et qu’ils ont mûri trop vite », avance-t-elle.
Costa Rica, Réunion et… Bellegarde
L’ananas pousse traditionnellement en zone tropicale. Avec 28 millions de tonnes produites, le Costa Rica truste 60 % de la production mondiale. Pour trouver de l’ananas français, il faut se rendre à la Réunion. Dans un contexte de changement climatique, le CTIFL a lancé une étude pour voir si on peut ou pas mettre en place une filière d’ananas dans le Sud-Est de la France. Est-ce faisable techniquement ? Comment ? Et surtout est-ce que ce serait rentable pour les agriculteurs ?