Objectif Sud le magazine : Cela fait six mois que vous n'êtes plus maire de Nîmes. Quel est votre quotidien aujourd'hui ?
Jean-Paul Fournier : La lecture et la télévision. Mais l'occupation de la mairie me manque beaucoup. Les dossiers, les sujets importants…
Vous avez dirigé Nîmes pendant plus de vingt ans. Les premières semaines ont-elles été difficiles ?
Très difficiles. J'ai aussi passé six semaines en clinique. Cela n'a pas été facile.
Qu'est-ce qui vous a fait le plus de mal : quitter la mairie ou la défaite de votre camp ?
Quitter la mairie m'a fait du mal. La défaite aussi. Elle a été lourde.
« Franck Proust n'a pas fait le job »
Six mois après, comment expliquez-vous cette défaite ?
Il a manqué un leader. Quelqu'un qui en voulait vraiment. Finalement, Franck Proust n'a pas fait le job.
Vous êtes sévère avec lui…
Je peux le dire sans lui cracher dessus. Je me suis toujours très bien entendu avec lui. C'est quelqu'un de très gentil. Mais ce n'est pas un leader. Quand vous voulez gagner en politique, il faut savoir trancher. Si vous ménagez tout le monde, si vous dites une chose à l'un et autre chose à l'autre, cela ne peut pa …