Alors que le conseil aurait pu s'arrêter bien plus tôt que d'habitude, la question envoyée par le groupe Rassemblés pour Alès en amont du conseil a contrecarré les plans de ceux qui voulaient vite s'éclipser de l'ATOME avant 20h ce lundi 12 octobre. À l'issue d'une séance lancée par une minute de silence en hommage à Alain Aurèche, ancien adjoint à la santé, "engagé dans la vie publique comme dans la vie sociale et qui connaissait des centaines, voire des milliers de patients alésiens", le groupe RN a demandé des "réponses précises" au maire sur la situation "préoccupante" liée au trafic de stupéfiants dans les quartiers des Cévennes et Prés-Saint-Jean : "Quelles mesures concrètes comptez-vous prendre pour rétablir la libre circulation et garantir que la République, et elle seule, fixe les règles dans tous les quartiers d'Alès ?", questionne Alexandre Belair, arguant que "l'accès à certains secteurs et à certains immeubles y est systématiquement contrôlé par des groupes d'individus".
Bien qu'il concède que ce qu'il se passe dans "quelques rues d'Alès" est "inacceptable et intolérable", le maire d'Alès défend "se battre avec la police municipale pour préserver la liberté de circuler des Alésiens". Christophe Rivenq affirme "ne pas lever la garde malgré les remarques reçues" et mener une "action implacable, pas encore suffisante certes, mais qui permet d'avancer", en plus d'avoir obtenu le renfort de huit policiers et personnels administratifs au commissariat ces derniers mois : "Nous relevons beaucoup de faits liés à la drogue car on mène des interpellations. Pourtant, il y a autant de points de deal en 2026 qu'en 2014." Pour lui, un des problèmes majeurs est que "le personnel est sans fin" sur les points de deal.
"Face au déficit abyssal de la France" et à l'approche du vote sur le Projet de Loi de Finances 2027, dont l'examen commence à l'Assemblée nationale ce mardi, le premier édile a appelé à "être très vigilant sur les dépenses" et à préserver l'échelon d'intercommunalités : "Le bloc communes-intercommunalités travaille ensemble pour tout un territoire. La situation économique alésienne est sous contrôle, mais elle finira par se dégrader car les dotations diminuent d'année en année, prévient Christophe Rivenq. Un jour où l'autre, il y aura une baisse des services publics locaux, une augmentation des impôts ou une réduction des investissements, voire les trois. Nous n'aurons plus que nos yeux pour pleurer quand l'eau sera moins distribuée, les déchets moins ramassés et la police municipale moins présente".
Plus tôt dans le conseil, Cyril Laurent, conseiller municipal depuis 2014 et président de la Mission locale jeunes Alès-Pays Cévennes, a enfilé l'écharpe de 9ᵉ adjoint pour succéder à Alain Aurèche. Claude Crégut, 35ᵉ sur la Liste Alès, intègre par ailleurs le conseil.