Après les blocages et les dégradations, vient désormais le temps de la réponse judiciaire. Le parquet de Nîmes vient de dresser un premier bilan des procédures engagées à la suite des incidents survenus depuis le début de la semaine en marge du mouvement lycéen.
Depuis mardi 29 septembre, de nombreux établissements scolaires et bâtiments publics ont été la cible de dégradations dans le ressort des tribunaux judiciaires de Nîmes et d'Alès. Les forces de l'ordre ont procédé à plusieurs interpellations pour des faits parfois sérieux : dégradations par des moyens dangereux, détention de produits incendiaires ou explosifs, port sans autorisation d'articles pyrotechniques, mais aussi violences, menaces et outrages envers des policiers, gendarmes ou personnels de l'Éducation nationale.
La journée de jeudi a notamment donné lieu à 20 gardes à vue. Huit mineurs ont ensuite été présentés au juge des enfants. Dix autres jeunes interpellés feront l'objet de poursuites pénales et seront convoqués prochainement devant un délégué du procureur. Des stages de sensibilisation à la citoyenneté ainsi que du travail non rémunéré au profit de la collectivité pourront notamment leur être notifiés.
Certaines gardes à vue ont toutefois été levées, les infractions reprochées n'étant pas suffisamment caractérisées.
De nouvelles présentations devant le juge
Les interpellations se sont poursuivies. Vendredi, cinq nouveaux mineurs ont été déférés devant le juge des enfants. Une dizaine d'autres doivent être convoqués dans le courant de la semaine prochaine devant le délégué du procureur.
Au moment de la diffusion du communiqué, plusieurs gardes à vue étaient encore en cours. Elles devaient donner lieu à de nouvelles orientations pénales.
Les procédures concernent des faits commis à Nîmes, Alès, Bagnols-sur-Cèze, Sommières, Villeneuve-lès-Avignon et Beaucaire, précise la procureure de la République de Nîmes, Cécile Gensac.
Pour les mineurs présentés devant le juge des enfants, les parents sont systématiquement associés à la procédure en leur qualité de civilement responsables. Les jeunes concernés feront l'objet d'une audience de culpabilité dans le mois à venir.
Le parquet rappelle enfin que les victimes des dégradations ou violences peuvent demander réparation de leur préjudice, qu'il soit matériel, physique ou psychologique. Elles peuvent notamment être accompagnées dans leurs démarches par l'association d'aide aux victimes AGAVIP.