Ses propos paraissent inimaginables et pourtant il confirme de sa voix fluette et presque inaudible ses propos signés en procès verbal. Cet homme, âgé de 66 ans, a abusé de sa petite fille, âgée de 7 ans dans la maison familiale. Sa stratégie de défense surprend, il a avoué encore récemment devant la cour d'appel de Nîmes : "j'étais épris d'elle. J'avais une attirance sexuelle pour elle, c'était fusionnel". "Et comme elle était tactile", raconte le papy du box où il est détenu depuis sa condamnation devant le tribunal correctionnel de Carpentras. " Mais vous parlez de votre petite fille là monsieur, vous vous rendez compte. C'est une enfant et vous aviez 65 ans au moment des faits", essaie de lui faire comprendre le conseiller de la cour d'appel qui résume l'affaire.
"À un moment vous avez même dit qu'il n'y avait aucune contrainte", complète le juge. " Elle n'était pas consentante", déclare finalement le mis en cause. Les faits se sont déroulés chez lui et il fermait la porte d'entrée pour rester seul avec la fillette. Des faits qui seraient survenus entre 10 et 15 reprises avec des caresses, des frottements, des baisers, des faits qualifiés par la Justice d'agressions sexuelles.
Un homme qui ne fait pas appel sur la culpabilité mais uniquement sur la peine qu'il espère voir abaisser. Le cour a décidé de sanctionner le grand père à 5 ans ferme avec la poursuite de son incarcération. Il lui est interdit de paraître au domicile de sa petite fille et d'entrer en contact avec elle. Il a également l'interdiction d'entrer en contact avec les mineurs et il est inscrit sur le fichier des délinquants sexuels. Il a également un suivi socio-judiciaire pendant 5 ans avec deux ans supplémentaires de prison s'il ne le respecte pas.