Une femme est venue, il y a quelques mois, dénoncer les faits dans une caserne de gendarmerie. Elle venait raconter les propos tenus par son compagnon, concernant des viols commis par ce dernier sur son neveu, alors adolescent. Des propos considérés comme suffisamment crédibles pour qu'une enquête soit décidée par le parquet de Nîmes. À la mi-septembre, l'oncle de la présumée victime est placé en garde à vue, puis mis en examen pour des viols incestueux sur un mineur. Il demandait cette semaine son placement sous contrôle judiciaire. "Faites-moi confiance, s'il vous plaît", demande depuis le box le trentenaire soupçonné d'abus sexuels sur son neveu, un neveu devenu depuis majeur.
"Il a une personnalité atypique, mais il ne faut pas s'arrêter là. Monsieur est dérangeant et vulgaire, mais il n'y a pas de cohérence entre ce qu'il dit et ce qu'il fait", estime maître Justice Fages. "De plus, il n'est pas connu pour des faits similaires." Un mis en cause qui est célibataire et sans emploi.
"Si monsieur met en avant qu'il n'a aucune condamnation pour des faits de nature sexuelle, il faut vérifier qu'aucun autre fait ne se soit déroulé dans son entourage", estime l'avocat général Aurélie Reymond qui s'oppose à un élargissement. La cour d'appel de Nîmes a décidé de suivre les réquisitions du parquet général et le mis en cause poursuit sa détention provisoire.