La tension n'est pas retombée ce jeudi dans le Gard. Pour cette nouvelle journée de mobilisation, 580 manifestants, en grande majorité des lycéens, se sont retrouvés devant 16 établissements scolaires à Nîmes, Alès et Rodilhan. Dix blocages ont été recensés.
Mais ce sont surtout les incidents qui ont marqué la journée. À Nîmes comme à Alès, plusieurs feux de poubelles ont été allumés. Des grilles et du mobilier urbain ont été arrachés, des portails vandalisés. Selon la préfecture du Gard, des intrusions ont aussi eu lieu dans certains établissements avec, là encore, des dégradations à l'intérieur.
Police nationale et gendarmerie ont été mobilisées tout au long de la journée. Les sapeurs-pompiers ont, eux, multiplié les interventions pour éteindre les incendies déclenchés devant les établissements. Dans les secteurs suivis par la gendarmerie, des feux de poubelles ont aussi été signalés, mais dans une moindre mesure.
22 interpellations
Le bilan est conséquent : 13 personnes ont été légèrement blessées, dont six policiers et deux personnels de l'Éducation nationale. Les forces de l'ordre ont procédé à 22 interpellations.
Autre élément de cette journée : une rumeur affirmant qu'un adolescent était décédé en marge des manifestations a circulé sur les réseaux sociaux. La préfecture dément formellement cette information et demande de ne pas la relayer.
Ce jeudi soir, Fabienne Decottignies appelle désormais au calme. La préfète du Gard « condamne fermement les violences commises à l'occasion du mouvement lycéen » et remercie les services de l'État ainsi que les communes, mobilisés durant cette journée.