Un homme demandait sa libération, hier mercredi 14 octobre, devant la cour d'appel de Nîmes. Il est mis en examen et en détention provisoire concernant des violences et menaces sur un homme à la cité Sabatot de Saint-Gilles, des faits survenus en juin 2025. Il y a d'abord des intimidations de la part d'individus qui circulent en automobile dans le secteur, avec une arme bien visible dans les mains. Le lendemain, quatre individus avec un fusil d'assaut menacent un homme. Le jour suivant, une nouvelle intimidation est constatée. Les suspects roulent dans un véhicule faussement immatriculé et volé dans le département de l'Aude. C'est dans l'habitacle de cette voiture que des indices seront retrouvés, notamment un ADN et une carte qui va permettre de remonter à plusieurs suspects. La téléphonie permettra ensuite aux enquêteurs de cibler les individus qui étaient de la cité de Saint-Gilles au moment des violences. Ces derniers seront arrêtés lors d'une opération programmée en octobre 2025.
Parmi les interpellés, un homme est commerçant et gérant d'un snack. C'est lui qui demande son contrôle judiciaire. "Il était rangé des voitures depuis 2017", précise Me Élodie Ginot qui substitue pour cette audience Me Baptiste Scherrer. "Il est rangé des voitures depuis 2017, mais on le retrouve en 2023 avec une révocation totale de sa mise à l'épreuve", estime l'avocat général Dominique Sié qui refuse le moindre élargissement. Un homme qui est de plus en récidive : en récidive de participation à une association de malfaiteurs, de violences avec une arme, et de détention de matériel de guerre à savoir un fusil d'assaut.
La cour d'appel de Nîmes rendra sa décision sur la libération éventuelle du mis en cause ou de sa prolongation de détention dans les prochaines heures...