En juillet dernier, Cécile Gensac, procureure de la République de Nîmes, prenait connaissance de la publication d’un post diffusé la veille sur les réseaux sociaux. Un post qui mettait en évidence, à l’occasion des fêtes votives dans un village du Gard, d'hommes porteurs de tee-shirts orange, floqués au dos des termes suivants : "Une femme c’est un peu comme une prise jack, si tu l’enfonces correctement t’as le son qui va avec". Des T-shirts qui avaient été portés quelques jours avant dans la cadre d'une fête au village du Cailar.
La procureure de Nîmes a saisi la gendarmerie de Vauvert pour une enquête portant sur des injures publiques en raison du sexe, une infraction prévue et réprimée par la loi sur la presse de 1881 faisant encourir une peine d'un an d’emprisonnement et 45 000 euros d’amende. L’enquête a permis d'identifier et de convoquer quatre jeunes ce mercredi 7 octobre 2026 devant le délégué du procureur. Des jeunes qui ont été condamnés à verser 100 euros chacun à une association qui oeuvre pour le droit des femmes.
Contacté aujourd'hui, Maître Rémy Nougier, qui défend deux mis en cause estime ; " que cette affaire a pris des proportions considérables avec des menaces et des insultes de ces jeunes sur les réseaux sociaux". "Ils continuent de dire qu'il s'agissait d'une blague et qu'ils n'avaient aucune intention de nuire à quiconque. Dans un esprit d'apaisement, ils ont décidé de régler cette somme à une assocation", complète Maître Nougier.