Justice. Les détails des sévices infligés font froid dans le dos. En première instance, en mai dernier devant le tribunal correctionnel de Nîmes, le procureur se demandait à l'encontre du jeune prévenu comment un humain pouvait se transformer en "monstre". Alors que le mis en cause a fait appel, la question demeure.
Condamné il y a quelques mois à 7 ans de prison avec une peine de sûreté des 2/3, Enzo, 20 ans à peine, a fait vivre une nuit d'enfer à un "sacocheur" du point de deal du quartier de la Citadelle à Bagnols-sur-Cèze. "On vous avait demandé de tuer la victime ou de la tabasser", résume le magistrat de la cour d'appel correctionnelle en référence aux faits survenus le 30 janvier 2025. Des faits criminels de violences et de viols au départ de l'affaire qui vont être ensuite correctionnalisés. Il n'empêche, les sévices subis donnent le tournis.. Il est évoqué un bâton dans l'anus, des cheveux brûlés, de l'urine que la victime devait ingurgiter, le tout au milieu d'une multitude de coups et d'humiliations.
"Il y a une jouissance à humilier la victime et le pronostic de l'expert est pessimiste à cause de votre impulsivité". "Les éléments de personnalité sont inquiétants et depuis vous avez eu plusieurs incidents en prison", relate l'avocat général.
"Je tiens à m'excuser auprès de la victime. J'étais dans un engrenage, avec une prise de stupéfiants. Ce n'était pas moi", essaie de convaincre le jeune mis en cause pour ces violences.
"Les jeunes n'ont pas conscience lorsqu'ils répondent à une annonce sur les réseaux sociaux et lorsqu'ils mettent un pied sur un point de deal du monde de l'ultraviolence dans le narcotrafic", estime un avocat. Un agresseur qui a filmé sa victime pour montrer à ses "supérieurs" que le travail de démolition d'un jeune homme ciblé par le réseau était en cours...
La cour d'appel a confirmé le jugement du tribunal correctionnel de Nîmes en condamnant Enzo à la même peine de 7 ans de prison avec 2/3 de période de sûreté.