Plus de deux mois après les graves menaces visant Christophe Rivenq, un premier suspect vient d'être mis en examen à Paris. L'information est révélée ce mardi soir par Le Parisien et RTL.
Le jeune homme, âgé de 20 ans et originaire d'Alès, se serait constitué prisonnier en fin de semaine dernière. Selon nos confrères, il aurait expliqué aux enquêteurs avoir été payé pour agir. Mais il affirme ne pas connaître l'identité de ceux qui lui auraient donné les instructions.
Le suspect est notamment poursuivi pour association de malfaiteurs criminelle en bande organisée, menaces de mort sur un élu et détention d'armes. La justice doit désormais se prononcer sur son éventuel placement en détention provisoire.
Objectif Sud avait révélé dès le mois de juillet les menaces visant Christophe Rivenq. Deux munitions de calibre 9 mm avaient été retrouvées dans la boîte aux lettres du maire d'Alès. Des inscriptions menaçantes avaient aussi été découvertes à son domicile. Quelques jours plus tard, face à de nouvelles menaces et à la crainte d'une action violente, Christophe Rivenq et son épouse avaient été mis à l'abri. Le maire avait été exfiltré de son domicile en pleine nuit par les policiers du RAID. Le parquet national anticriminalité organisée avait ensuite repris le dossier.
Les références à la « DZ Mafia » apparues au début de cette affaire n'ont, à ce stade, jamais permis d'établir que l'organisation criminelle était réellement derrière ces menaces. La mise en examen de ce jeune Alésien ouvre désormais une nouvelle étape dans l'enquête. Avec une question centrale : s'il a vraisemblablement été payé, par qui ?