Dans le Gard, les deux communes les plus reconnues en catastrophe naturelle et/ou sécheresse sont Calvisson et Nages-et-Solorgues (onze reconnaissances chacune), devant Clarensac (dix) et Caveirac (neuf), Langlade (sept), bref, toute la plaine de la Vaunage. En effet, l’Observatoire Sécheresse & Habitat a passé au crible l’intégralité de la base officielle GASPAR (Géorisques) pour le département du Gard. Au total, 241 communes gardoises, plus de deux sur trois, ont été reconnues au moins une fois, pour 720 reconnaissances au Journal officiel.
Pour Vincent Fesneault, fondateur de l’Observatoire Sécheresse & Habitat, « ces chiffres issus de la base officielle GASPAR, avec un point d'alerte : après 142 reconnaissances publiées en 2023 et 93 en 2024, plus rien. Aucun épisode 2024-2025 n'est encore reconnu, dans le Gard comme ailleurs... Quand la vague d'arrêtés tombera, les sinistrés n'auront que 30 jours pour déclarer. »
Le retrait-gonflement des argiles (RGA), qui fissure les maisons au fil des étés secs, n’est pas ici un risque théorique : c’est l’ordinaire du département. La géographie du phénomène dessine un cœur battant au sud-ouest de Nîmes : la plaine de la Vaunage.
Les deux communes les plus reconnues du département en sont donc Calvisson et Nages-et-Solorgues. Les sols argileux de cette plaine viticole se rétractent à chaque été sec et gonflent aux pluies d’automne, ce mouvement de balancier qui fait travailler les fondations des pavillons.
Le reste du département n’est pas épargné non plus. Saint-Gilles, Fournès, Mons et Saint-Victor-de-Malcap comptent huit reconnaissances chacune, Nîmes et Alès sept chacune. Autour de la Vaunage et de la Costière, Aigues-Vives (six), Vauvert, Le Cailar et Mus (cinq chacune) complètent un tableau dense.
« Le Gard a connu deux vagues récentes : 142 reconnaissances publiées en 2023, essentiellement au titre de l’été 2022 qui était le record national absolu, puis 93 en 2024. Depuis, le robinet s’est presque refermé : deux publications en 2025, et le dernier arrêté concernant le département remonte au 25 février 2025 », rappelle Vincent Fesneault.
Comme partout en France, aucun épisode de sécheresse survenu en 2024 ou 2025 n’a encore été reconnu : les demandes déposées par les mairies gardoises sont en instruction, et la prochaine vague d’arrêtés déclenchera, pour chaque commune concernée, le délai légal de 30 jours pour déclarer son sinistre.
Ce que les propriétaires gardois doivent faire dès maintenant. Documenter avec des photos datées des fissures et un réglet visible, faire des relevés réguliers (carnet de fissures gratuit pour le dossier d’assurance, se signaler en mairie car c’est la commune qui demande la reconnaissance CatNat. Plus les sinistrés se déclarent, plus le dossier communal est solide. Enfin, activer l’alerte qui surveille le Journal officiel.
Le moment venu, écrire dans les formes une déclaration, contestation d’un refus, ou contre-expertise grâce au générateur de courriers de l’observatoire afin de les rédiger gratuitement.
Selon la gravité des désordres, les travaux vont du simple traitement de fissures à la reprise en sous-œuvre des fondations (micropieux), qui se chiffre en dizaines de milliers d’euros. Une fois la commune reconnue et le sinistre déclaré dans les délais, l’assurance doit couvrir les travaux nécessaires, moins la franchise légale de 1 520 euros. Ce simulateur d’indemnisation gratuit donne une première fourchette en deux minutes, à partir de la situation réelle de votre adresse.