C'est une tradition qui a bercé Palavas-les-Flots pendant près de trois décennies, et qui retrouve enfin sa place ce week-end. "La feria de Palavas, je l'ai créée il y a bientôt 30 ans maintenant, où le point d'orgue était les abrivados sur la plage", rappelle Vincent Ribera, gestionnaire des arènes de la commune. Une animation phare qui avait disparu l'an dernier pour des raisons techniques et logistiques, et que la municipalité a souhaité remettre au goût du jour cette année.
Imaginé comme un événement de fin de saison, la feria d'automne fonctionne en miroir avec sa cousine printanière. "On a créé les deux ferias de Palavas : la feria de la mer en ouverture de la saison et la feria d'automne en clôture de la saison", explique Vincent Ribera, qui revendique un attachement très particulier pour les traditions : tauromachie espagnole, courses camarguaises, courses landaises... "On a toujours souhaité mélanger toutes les traditions de taurines festives de la région au sein de ces deux fêtes".
Cette année, la météo joue enfin en faveur des organisateurs, après deux éditions perturbées par la pluie. "Les prévisions pour cette fin de semaine sont excellentes, et on pourra enfin faire notre feria pleinement", se réjouit-il, tout en notant un possible glissement climatique des saisons : "Il nous arrive souvent d'avoir des printemps un peu plus frais, mais depuis quelques années, le mois de septembre est beau".
Vincent Ribera salue également l'implication du maire de Palavas-les-Flots, Christian Jeanjean, dans la réussite de l'événement. "Pour réussir une fête, il faut qu'il y ait une vraie volonté politique", souligne-t-il, ajoutant que l'édile "donne toutes les cartes aux différents intervenants de cette feria pour réussir cette fête".
Mais Palavas-les-Flots n'est pas l'unique commune organisatrice d'abrivado des plages. Vincent Ribera rappelle qu'il existe trois grands rendez-vous de ce type sur la côte : celui des Saintes-Maries-de-la-Mer en novembre, celui du Grau-du-Roi début mars, et celui de Palavas.
Si toute la fête mérite le déplacement, samedi et dimanche entre les arènes, le centre-ville et les quais, Vincent Ribera recommande particulièrement la journée de dimanche : abrivado matinal sur la plage, puis grande course au Trophée des As, avec la présence remarquée de Joachim Cadenas, raseteur phare.
Le Festival Côté Mer
L'entretien a également été l'occasion d'évoquer le Festival Côté Mer, créé l'an dernier par Frédéric Ribera, le fils de Vincent Ribera. Une première édition saluée par une programmation dense : Christophe Maé, Calogero, Kenji, Yann Muller ou encore Philippe Corti se sont succédés sur scène. "On s'aperçoit que le label Festival Côté Mer commence à prendre", note Vincent Ribera, qui annonce déjà travailler sur la prochaine édition.
Et l'activité continue tout au long de l'année, à l'exception de deux mois plus creux : juin et octobre. Ces périodes sont consacrées à la préparation respective de l'été et de l'hiver. "Il ne faut jamais oublier que le patron de tout, dans tous les événements, c'est le public", conclut Vincent Ribera, qui dit vouloir, saison après saison, offrir une programmation la plus large possible.