« Dans l’exil, beaucoup connurent les camps et les hameaux de forestage dans des conditions indignes. » Ce matin, au monument aux morts, square du 11 Novembre à Nîmes, le message lu par Félix Bouchard, directeur de cabinet de la préfète du Gard, rappelle ce qui attendait nombre de harkis parvenus à gagner la France.
Lors de cette cérémonie ponctuée de dépôts de gerbes, l’hommage concerne aussi les familles. Les épouses, mères et sœurs qui ont connu la peur et le déracinement. Les enfants qui ont grandi dans les camps, notamment à Saint-Maurice-l’Ardoise, puis fait entendre la voix de leurs parents pour obtenir la reconnaissance de leur histoire.
« Leur mémoire fait partie pleine et intégrante de notre histoire nationale », souligne Félix Bouchard. Longtemps marginalisée, elle doit être transmise aux générations suivantes. Le message rappelle enfin la parole donnée par le président de la République le 20 septembre 2021 et la nécessité de tenir les engagements pris envers les harkis et leurs familles.