Le principe reste le même depuis trois ans, calqué sur le dispositif national des 30 minutes d'activité physique quotidienne. Des ateliers tournent toutes les demi-heures le matin et l'après-midi, permettant aux élèves de s'initier à plusieurs disciplines encadrées par les comités sportifs gardois, qui ont signé une convention avec la DSDEN. Cette année, le football, le handball, le basketball, le tir à l'arc, le tennis, le golf et l'athlétisme, nouveau partenaire de cette édition, étaient représentés. En nouveauté, un atelier "savoir rouler à vélo" encadré par les ETAPS de la ville de Nîmes faisait son entrée, en réponse à une priorité nationale. À cela s'ajoutait une initiation au baseball sans batte, pratiqué à la main, en partenariat avec l'université de Nîmes.
Pour Christophe Mauny, l'enjeu dépasse largement le seul cadre sportif. "C'est capital parce que c'est l'enjeu de l'école de pouvoir ouvrir, éveiller à la fois les consciences mais aussi le corps. Cette problématique de l'activité physique, c'est une problématique de santé publique qui a un impact aussi sur la santé mentale, quel que soit l'âge." Le Dasen souligne que le Gard est un département particulièrement actif sur ce sujet, avec de nombreuses écoles déjà engagées dans les 30 minutes d'activité physique quotidienne. La réussite croissante de la semaine SCOLA depuis trois ans en est, selon lui, la démonstration concrète.
Sur la question d'un éventuel développement de l'événement, Christophe Mauny tempère les ambitions. "L'enjeu, c'est de trouver un équilibre entre l'impact sur le département et la soutenabilité de cette manifestation. L'idée, ce n'est pas de se faire plus gros que le bœuf, c'est de trouver cet équilibre et de pouvoir faire des rotations chaque année entre les écoles."
Trois élus pour soutenir l'initiative
Bruno Ferrier, Pierre-Édouard Détrez, adjoint à l'Éducation, et Pascale Seguin, élue à la ville de Nîmes, étaient présents pour soutenir l'événement. Pour Pierre-Édouard Détrez, qui participait pour la première fois en tant qu'élu, le constat est immédiat. "Je suis toujours parti du principe que le sport était un des facteurs d'éducation. Je ne peux que me réjouir de ces organisations qui, en plus, unissent plusieurs quartiers de Nîmes et permettent aux gens de se rencontrer, d'avoir des activités ensemble et de partager des moments."
Pascale Seguin a quant à elle insisté sur la dimension sociale de l'événement, au-delà du sport. "Ce genre de manifestation regroupe tous les enfants des différents quartiers, mais aussi dans les classes, il y a des enfants tellement différents que ça leur permet de se souder et de pouvoir s'entraider. L'enfant a des ressources que nous, les plus grands, on n'a pas." Bruno Ferrier, élu aux Sports de la ville de Nîmes, a rappelé le tissu sportif exceptionnel de la ville, avec 45 000 licenciés et 350 associations sportives, et a salué le choix du site de Marcel Rouvière. "C'est toutes les écoles qui se rencontrent donc c'est fabuleux. Ce site mérite, et je pèse mes mots, que les Nîmois y reviennent encore plus en masse."