Cette commémoration s'inscrit dans le cadre de la Journée nationale d'hommage aux Harkis et autres membres des formations supplétives, instituée par le décret du 31 mars 2003 et fixée au 25 septembre de chaque année.
Elle a été créée en reconnaissance des sacrifices consentis et des sévices subis par les Harkis, moghaznis et personnels des diverses formations supplétives et assimilés du fait de leur engagement au service de la France, lors de la guerre d'Algérie entre 1954 et 1962. Les Harkis étaient des Algériens musulmans engagés aux côtés de l'armée française durant le conflit.
La ville de Lunel, comme chaque année, a tenu à perpétuer cette tradition. Le président de l'UNC de Lunel Claude Chabert, a adressé quelques mots aux élus et public présents : "L'UNC tient à rappeler la reconnaissance que la France doit à celles et ceux qui l'ont servi ainsi qu'à leur famille, et à défendre leur mémoire, qui appartient à l'histoire de France", explique-t-il.
"Après l'indépendance de l'Algérie, les harkis furent victime de représailles, de massacres et de discriminations. Les harkis et les autres membres des forces supplétives, méritent la gratitude de la nation, pour avoir servi la France, et pour nombre d'entre-eux, avoir versé leur sang pour elle", continue-t-il, avant de se réjouir de l'honneur fait à 117 anciens combattants harkis, épouses, veuves et enfants, le 14 juillet dernier.
Pascal Chabert, adjoint à la citoyenneté, a ensuite lu le discours d'Alice Rufo, Ministre des anciens combattants : "Aujourd'hui, nous nous souvenons de ces hommes d'Algérie qui ont servi le drapeau français, non par contrainte mais parce qu'ils aimaient la France et parce qu'ils avaient confiance en eux. Aujourd'hui dans chaque département, la nation leur rend un hommage silencieux et solennel. Ils furent engagés dans des combats souvent fratricides, qui déchiraient aussi les familles et les communautés", pouvait-on entendre. La cérémonie s'est clôturée par un dépôt de gerbe devant le monument aux morts.