Publié il y a 7 h - Mise à jour le 07.10.2026 - Yannick Pons - 3 min  - vu 72 fois

GARD Malgré la chaleur Les Costières affichent un joli millésime

Ilustration Vignes toquées 2026

- @Yannick Pons

Les premières dégustations du millésime 2026 rassurent les vignerons des Costières de Nîmes. Malgré un débourrement précoce et plusieurs vagues de chaleur, les vins gardent leur fraîcheur et la récolte s’annonce généreuse. 

Malgré les fortes chaleurs, les vins conservé leur fraîcheur et la récolte s’annonce généreuse. De quoi conforter les ambitions de l’appellation sur le blanc, dont le développement bute encore sur les débouchés commerciaux. Mathieu Dupret, du Domaine du Vistre, évoque des vendanges « plutôt précoces », mais que la faible pression des maladies a permis d’étaler. À l’arrivée, de jolis vins et de jolis raisins.

Beau millésime

Tout l’été, ils ont redouté de retrouver la chaleur dans les verres. Dans les caves des Costières de Nîmes, les premières dégustations ont dissipé cette crainte légitime. Les blancs gardent leur fraîcheur, les grenaches du fruit, les syrahs des notes de violette... Après des mois à surveiller les vignes sous les fortes températures, les producteurs découvrent une récolte plus équilibrée qu’ils ne l’imaginaient.

Mardi 6 octobre, au Verre des Costières, à Nîmes, le syndicat présentait les premiers résultats de ce millésime 2026. La satisfaction concerne aussi les quantités, en hausse de 10 à 15 % selon les exploitations. Les vins sont encore jeunes, mais les vendanges ont livré des raisins sains et des jus prometteurs.

Minuit Toqué, quarante ans à table

Le samedi 21 novembre, les Costières de Nîmes célèbrent les quarante ans de l’appellation au Château Saint Louis La Perdrix, à Bellegarde. Minuit Toqué réunira 250 personne lors d’un dîner en sept séquences gastronomiques, reprenant des créations des précédentes éditions des Vignes Toquées.

Michel et Sébastien Bras, Franck Putelat, Christian Têtedoie, Serge et Maxime Chenet, Cyril Attrazic, Christian Étienne, Vincent Vergne et Michel Kayser. Une sélection de cuvées haut de gamme des Costières de Nîmes accompagnera les assiettes, de la mise en bouche au dessert.

Samedi 21 novembre. Château Saint Louis La Perdrix, Bellegarde. Tarif de 99 euros par personne. Réservations sur costieres-nimes.com.

Les pluies abondantes de l’hiver, puis celles du printemps, ont reconstitué les réserves hydriques avant l’été. L’eau présente dans les sols a aidé les vignes à tenir. « Dans les vignes, il n’a pas fait aussi chaud qu’en ville », souligne Isabel Gassier, du Château de Nages et du Domaine Gassier. La vigneronne décrit les brises marines qui tempèrent les après-midi, notamment au sud de l’appellation.

Ce résultat encourage les vignerons sans clore le chantier de l’adaptation au réchauffement climatique. Les essais sur les cépages, les porte-greffes et la gestion de l’eau par irrigation restent nécessaires. Cette année, les réserves reconstituées durant les mois pluvieux ont pesé lourd dans la réussite des vendanges.

Le blanc attend son marché

Dans les Costières, cette fraîcheur donne un argument supplémentaire aux défenseurs du blanc. La couleur reste minoritaire, à 10 % des sorties de chais, contre 6 % dix ans auparavant. Le rosé représente 47 %, le rouge 43 %. Certains domaines lui accordent cependant une place nettement plus importante.

Les producteurs décrivent des vins digestes, rafraîchissants, qui trouvent déjà leur clientèle chez ceux qui commercialisent leurs bouteilles. Ils plantent davantage de cépages blancs et voient apparaître des demandes à l’export. Mais le négoce, qui achète notamment les vins en vrac avant de les commercialiser, ne constitue pas encore un débouché assez solide.

Conférence de presse au Verre des Costières • @Yannick Pons

« On arrive individuellement à le faire, mais on n’arrive pas collectivement », reconnaît Cyril Marès, président du syndicat des Costières de Nîmes. Les producteurs ajustent les volumes revendiqués en Costières de Nîmes à ce qu’ils estiment pouvoir commercialiser. Ils cherchent des clients, prospectent de nouveaux pays, consacrent davantage de temps à vendre ce qu’ils savent produire.

En grande distribution, le syndicat constate un recul des ventes en volume et en valeur. Le prix médian de la bouteille atteint 13,90 euros, en hausse de 49 % depuis 2018. Cette récolte si qualitative soit-elle, ne doit pas occulter le volet commercial très important aujourd’hui. Même un beau millésime doit trouver ses acheteurs.

Il vous reste 80% de l'article à lire.

Pour continuer à découvrir l'actualité d'Objectif Sud, abonnez-vous !

Votre abonnement papier et numérique
à partir de 69€ pour 1 an :

  • Votre magazine en version papier et numérique chaque quinzaine dans votre boite aux lettres et en ligne
  • Un accès illimité aux articles exclusifs sur objectifsud.fr
Yannick Pons

Actualités

Voir Plus

A la une

Voir Plus

En direct

Voir Plus

Studio