Créée en 2022, la Journée nationale de la résilience (JNR) est une initiative gouvernementale destinée à développer la culture du risque auprès de tous les publics. Inondation, feu de forêt ou de végétation, tempête, cyclone, séisme, mouvement de terrain, accident industriel ou nucléaire : connaître les risques auxquels on peut être exposé permet de mieux anticiper une crise et d’adopter les bons réflexes lorsqu’elle survient. Le 13 octobre est le point d’orgue de cette 5ᵉ édition avec des actions sous différentes formes organisées partout sur le territoire.
Dans le Gard, cela s’est concrétisé par la possibilité pour quelques élèves de se rendre à la préfecture à Nîmes. En cette fin de matinée, c’est une classe de 1ère du lycée Frédéric-Mistral en CAP Constructeur d'ouvrages en béton armé (Coba) qui s’est rendue directement dans la salle du Centre opérationnel départemental, un lieu réservé habituellement à quelques privilégiés en première ligne en situation d’urgence. C’était notamment le cas le 30 septembre dernier lorsque le département a été placé en vigilance rouge pluie-inondation.
Devant des élèves plutôt curieux, le sous-préfet Philippe Dumas et Christophe Perrin, chef du service interministériel de défense et de protection civile (SIDPC) à la préfecture du Gard, ont expliqué et simplifié la gestion d’une situation de crise en prenant l’exemple d’un épisode cévenol. L’occasion de répondre aux nombreuses interrogations de ces adolescents sur comment les événements se déroulent en coulisses.
Les échanges avec Météo France, les maires et les différents acteurs mobilisés, ainsi que la présentation des différentes vigilances, du dispositif FR-Alert et les différentes mesures qu’une préfecture peut prendre comme la suspension des transports scolaires. Et surtout montrer que le citoyen a un rôle à jouer en appliquant les règles, comme de ne pas franchir un pont submersible fermé ou de ne pas s’approcher d’un cours d’eau en crue.
Pour joindre l’utile à l’agréable, les élèves ont ensuite endossé le rôle de préfet lors d’une simulation. "C'est une chance, un honneur et un avantage d’avoir été reçu dans ses locaux. Ils vous ont accordé du temps et de la patience pour se mettre à votre portée et expliquer les choses. Vous ne le verrez pas tous les jours", a tenu chaleureusement à remercier l'enseignant de mathématiques présent en s'adressant aussi aux élèves.
Ces derniers en ont aussi profité pour aborder un autre sujet d'actualité concernant le blocage des lycéens et les affrontements survenus avec des policiers. Les représentants ont tenu à rappeler que les forces de l'ordre font un "usage proportionné de la force" et "que les policiers ne sont pas en dehors de la loi." Une rencontre qui a au moins permis à ces jeunes de se questionner sur le fonctionnement de notre société en situation de crise et de comprendre une autre facette du rôle de l'État.