Après Alès, il y a une quinzaine de jours, c'est à Nîmes que Guillaume Rosenberg, co-relais de Nouvelle Énergie Gard, et Maxime Cairoche, relais Jeune Énergie, ont poursuivi ce samedi matin, leur tour du Gard. Un périple destiné à aller au contact des militants, mais aussi de ceux qui ne le sont pas encore, pour faire connaître le maire de Cannes, David Lisnard, dans la perspective de la présidentielle.
Pour le premier bilan de cette étape nîmoise, le ressenti est "extrêmement positif", résume Guillaume Rosenberg. Lancée à Alès lors d'un café des adhérents, la tournée doit se poursuivre au fil de rendez-vous plus intimistes, mais aussi d'événements plus institutionnels, comme la réunion de rentrée prévue à Nîmes samedi prochain.
Les chiffres avancés par les deux responsables sont ambitieux : "On est en phase d'atteindre le triplement du nombre d'adhérents", assure Guillaume Rosenberg, qui espère même, "au pire un quadruplement, au mieux un quintuplement" au rythme actuel. Une progression qui, selon lui, s'inscrit dans une dynamique nationale. Le mouvement serait passé de 12 000 adhérents en début d'année à 31 000 officiellement, "officieusement 35 000". La stratégie des militants ne se limite pas aux réseaux sociaux. Tractage, collage d'affiches, participation aux réunions : les adhérents sont appelés à se mobiliser, car il reste "un déficit de notoriété à combler" selon le co-responsable.
"David Lisnard est un des seuls avec des propositions concrètes qui ont été éprouvées tout au long de ses divers mandats", affirme Maxime Cairoche, responsable jeune de Nouvelle Énergie. "Il n'est pas là pour nous vendre du rêve, il est là pour dire : ça va être difficile, mais les solutions existent. Les gens en ont marre des politiques blabla, ils veulent des politiques du terrain", continue-t-il. Un positionnement qui explique, selon lui, le choix de la présence physique : "Vu qu'on est le parti du terrain, le but c'est de se rendre sur le terrain, rencontrer les gens dans leur milieu".
Ni étiquette, ni entre LR et RN
Il y a quelques mois, David Lisnard a quitté Les Républicains, qui n'étaient plus en accord avec ses idées. "Il revendique l'étiquette de parti libéral, tout court, ouvert à tous", explique Maxime Cairoche. S'il reconnaît qu'une part des nouveaux adhérents vient de LR, il affirme que le mouvement attire aussi "énormément de centristes" et d'anciens maires du centre, voire un ancien adhérent de gauche rencontré le jour même. "Se coller des étiquettes, ce n'est pas ça qui fait avancer les choses. Ce qui fait avancer les choses, ce sont les idées, les solutions".
Bien qu'une grosse dynamique est clairement identifiée sur les réseaux, David Lisnard reste pourtant à la marge de certains sondages qui ne le testent pas. "C'est à nous, sur le terrain, d'en parler le plus possible, et de forcer la main aux médias, aux instituts de sondage".
Guillaume Rosenberg met de son côté en avant des signes de reconnaissance médiatique. Dans ses émissions, Cyril Hanouna évoque régulièrement le maire de Cannes, tout comme les plateformes de paris américaines consacrées à la présidentielle. Marathonien, David Lisnard espère remporter la course les 18 avril et 2 mai prochains.