La ville de Beauvoisin n'a plus aucun médecin depuis presque un an. Et pour la deuxième commune de Petite Camargue en nombre d'habitants (près de 6 000), le problème est assez préoccupant. Devenu maire en mars dernier, Frédéric Meseguer assurait pendant la campagne faire de ce sujet une priorité de son mandat, tout comme son principal opposant Jean-Luc Garcia.
Lors du conseil municipal de mardi soir, le débat était posé sur la table à l'ordre du jour. Si des discussions sont toujours en cours avec certains professionnels de santé, le premier édile a fait voter une délibération pour les locaux actuellement vacants. "Notre stratégie pour l'année à venir est de louer cet emplacement, comme ça, si un médecin arrive, il pourra tout de suite exercer". Voté à la majorité, ce bail commercial est effectif depuis le 1ᵉʳ octobre et jusqu'au 30 septembre 2027 et pourra être renouvelé sur décision du conseil municipal. Il pourrait également être occupé par des associations en attendant, pour qu'il ne soit pas loué pour rien.
"Idéologiquement, je comprends votre démarche. J'ai un souci sur la forme de la convention. Aujourd'hui vous dites qu'à terme de cette convention, elle pourra être renouvelée. Mais il faudrait une limite, parce que si notre commune n'arrive pas malheureusement à attirer de médecins, quoi faire en attendant ?", s'interroge Jean-Luc Garcia, conseiller d'opposition, qui se questionne aussi sur l'accès PMR au lieu.
"Dans le contrat de bail, mon souhait était d'être le plus transparent possible", répond le maire. Michel Matival, également élu d'opposition, demande à quoi est dû le prix du loyer : 1 000 euros. "Il est un peu surélevé par rapport à la surface disponible." "Ça a été fait par rapport au loyer payé par les anciens médecins. On est partis sur une marge basse, ils payaient 1 500 euros", répond Frédéric Meseguer.
Des locaux définitifs pour les associations font partie du mandat de Frédéric Meseguer, tout comme la construction d'une Maison de Santé Pluridisciplinaire (MSP) faite par les professionnels. Mais la majorité estime que dans l'urgence, la convention permettra de commencer à être aux petits soins pour les médecins.