À Nîmes
8 h 50 : À Daudet, le blocus a été levé rapidement par les forces de l'ordre dès 8 h 50. La situation est calme pour le moment, les jeunes restent devant l'établissement pour continuer à manifester de manière pacifique.
8h35. Des poubelles sont en train d’être incendiées devant le lycée Albert Camus, la police vient d’arriver en attendant l’arrivée des pompiers.
8h20. Mobilisation des lycéens devant Albert Camus à Nîmes, des tirs de mortier sur la façade de l’établissement.
8h : Devant Hemingway, pas de blocus mais des manifestations dans le calme et en musique. Les lycéens continuent leur mouvement dans le respect des règles.
Du côté d'Albert Camus, les tensions restent présentes. À partir de 8h, une bonne centaine d'élèves étaient déjà mobilisés. Des tirs de mortiers ont visé la façade de l'établissement, un feu a ensuite été allumé, ce qui a nécessité l'intervention des pompiers et de la police.
À Alès, le calme après, et avant la tempête
8h : Ce lundi a été une journée de reprise devant le lycée Jean-Baptiste-Dumas. Reprise des cours pour certains élèves et personnels encadrants qui sont rentrés dans l’établissement pour reprendre la semaine. Reprise aussi des revendications et du blocus vers 7 h 50 par des centaines de lycéens qui veulent continuer de faire entendre leurs voix et reprise du mouvement par les élus, militants et syndicats cévenols.
À la veille du procès de l’agression du Prolé, le Parti communiste alésien est venu apporter son soutien à cette jeunesse qui « n’arrive pas toujours à verbaliser ses frustrations et l’extériorise donc ainsi, avec malheureusement quelques dérives ». Accompagné de ses homologues de Saint-Martin-de-Valgalgues, Rousson, Le Martinet et Saint-Paul-la-Coste, Sylvain André, le maire de Cendras est aussi venu s’ « assurer que tout se passe bien ».
Alors que les militants appelaient sur les réseaux sociaux à amener fumigènes, pancartes, pétards et haut-parleurs, jusqu’à « casser la caméra du rond-point au cas où », sans pour autant « inciter à aucune violence », la manifestation a été bien plus calme que la semaine précédente. Quelques pétards ont été allumés et des poubelles placées devant l’entrée, sans débordement majeur : « Un feu de poubelle est quand même moins violent que ne pas avoir d’eau chaude à l’internat, des salles de classe délabrées, crever de chaud à en faire des malaises ou être traité comme une m*rde par les professeurs », défendent les militants.
L’appel est relancé ce mardi 6 septembre pour une manifestation plus musclée, semblable à la semaine dernière.