Ces dispositifs, positionnés en quinconce tous les 15 mètres, permettent aux oiseaux de mieux repérer les lignes électriques et de réduire les risques de collision.
Sylvaine Cazal, directrice territoriale d'Enedis pour le Gard, explique la démarche : "Enedis est devenue une entreprise à mission. Il nous tient à cœur d'allier notre performance industrielle et la protection de la nature et de la biodiversité, puisque nos chantiers se trouvent et se réalisent dans la nature." Les espèces visées par cette opération sont l'aigrette garzette, le héron garde-bœufs et l'outarde canepetière, toutes trois présentes en nombre dans le secteur d'Aubord, identifié comme prioritaire par le comité avifaune réunissant Enedis, le COGARD, la LPO, la DREAL, l'OFB et le CEN.
La méthode par drone, particulièrement adaptée aux zones difficiles d'accès, permet une intervention rapide sans interruption de l'alimentation électrique et avec un impact limité sur les milieux naturels. Sur l'efficacité du dispositif, Sylvaine Cazal reconnaît la difficulté de mesurer les résultats en chiffres. "On sait que ces dispositifs font leurs preuves et permettent d'éviter des collisions. Si Enedis investit dans la protection de la biodiversité, c'est bien parce qu'on a cet engagement et qu'on sait que ça porte ses fruits."
Cette opération s'inscrit dans un programme régional plus large comprenant également des interventions dans le Val d'Aigoual et à Montjoi dans l'Aude. Au total, 370 balises seront installées sur 5,45 kilomètres de réseau électrique, pour un investissement d'environ 40 000 euros porté par la Direction régionale Languedoc-Roussillon. Le COGARD, créé en 1980, est depuis plus d'une dizaine d'années l'un des partenaires privilégiés d'Enedis dans l'identification des secteurs sensibles et la mise en œuvre d'actions concrètes en faveur de la préservation des oiseaux dans le département.