Six euros la brioche et bien sûr plus si vous le voulez ! L'opération Brioches, impulsée par l'Unapei (Union nationale des associations de parents, de personnes handicapées mentales et de leurs amis), commence dès ce lundi 5 octobre partout en France. Jusqu'au 11 octobre, des bénévoles arpenteront les grandes surfaces et magasins partenaires pour collecter des fonds.
À Arles, ces fonds seront au profit des 69 résidents permanents du foyer du Mas Saint-Pierre, et des 35 personnes porteuses de handicap qui y viennent en accueil de jour. Du 5 au 9 octobre, de 10h à 12h et de 14h30 à 16h, des bénévoles de l'Unapei La Chrysalide, association qui gère le Mas Saint Pierre, seront présents avec le stock de brioches à l'Intermarché de Fourchon. Ils seront aussi le mercredi et le samedi sur le marché d'Arles.
Améliorer le cadre de vie des résidents
Grâce aux dons récoltés lors de cette opération ces dernières années, un jardin sensoriel a été créé. Un espace extérieur a également été aménagé pour favoriser l'autonomie, le bien-être et l'épanouissement des résidents. Cette année, le Mas Saint Pierre souhaite pouvoir financer, avec cette opération, la rénovation du terrain de pétanque et l'équiper d'une pergola pour pouvoir jouer à l'ombre. Il souhaite aussi acquérir une troisième borne musicale "Handi-Mélo". "Nous en avons déjà une dans la bulle d'air, une autre dans la "maison horizon" qui accueille des personnes âgées. Nous souhaiterions pouvoir en installer une troisième pour l'accueil de jour. C'est une mine d'or, un outil formidable, très intuitif, très ludique, et utilisable en toute autonomie. On peut s'en servir comme jukebox, avec plus de 4 000 morceaux, mais aussi pour faire des activités visuelles ou auditives. Un super support pour mener à bien nos projets", indique l'une des animatrices du Mas Saint-Pierre.
La structure s'efforce en permanence d'améliorer le cadre de vie de ses résidents en cherchant à être toujours plus inclusif, humain et bienveillant. Créé il y a 41 ans, il accueille des adultes à partir de 18 ans jusqu'à la fin de leur vie. Le doyen a 72 ans, le benjamin 19. "C'est la volonté de l'association de permettre aux personnes qui vivent ici d'y rester, jusqu'au bout", explique Isabelle Le Gall, la directrice. "Sur les six villas de 12 chambres, nous avons donc créé une maison spécifique, aménagée pour les personnes en situation de handicap vieillissantes. Une autre maison, "La coloc", accueille des personnes plus jeunes qui ont comme projet de progresser en autonomie. Et on les accompagne du mieux que nous pouvons." L'objectif est clair : redonner à chacun, selon ses capacités, la possibilité de piloter son propre projet de vie, tout en offrant un soutien adapté pour concrétiser ses aspirations.