Mis en place par le Département il y a un an, le Gynéco Bus sillonne une dizaine de communes pour rapprocher les professionnels de santé des femmes, notamment dans les territoires confrontés aux déserts médicaux. Ce cabinet itinérant propose des consultations gynécologiques gratuites, sur rendez-vous, avec un passage mensuel dans chaque commune. "Si nous constatons que les besoins diminuent après avoir reçu suffisamment de patientes, nous pouvons espacer nos visites à une fois tous les deux mois", explique Blandine Vincent, infirmière au sein du dispositif.
À bord, les femmes bénéficient de consultations gynécologiques, de conseils en matière de contraception, de la pose de stérilets ou d’implants, ainsi que de dépistages et de palpations. Le cabinet ne dispose toutefois pas d’équipements permettant de réaliser des échographies ou des mammographies. Les patientes sont alors orientées vers des centres de santé proches de leur domicile.
Le Gynéco Bus n’assure pas non plus de suivi médical régulier. En revanche, lorsqu’un dépistage révèle un résultat douteux, l’équipe accompagne la patiente dans ses démarches. "Nous apportons quelque chose aux patientes, et cela fait du bien, car les femmes ont tendance à s’oublier", souligne Blandine Vincent.
Toucher davantage de jeunes femmes
Le dispositif accueille principalement des femmes d’une quarantaine d’années, qui s’interrogent notamment sur la préménopause. Des femmes plus âgées y ont également recours, souvent parce que leur gynécologue a cessé son activité et qu’elles rencontrent des difficultés pour trouver un nouveau praticien.
L’équipe du Gynéco Bus souhaite désormais sensibiliser davantage les jeunes femmes. "Nous aimerions mettre en place des actions collectives auprès des collégiennes et des lycéennes", précise l’infirmière.
Le Gynéco Bus reçoit uniquement sur rendez-vous, par téléphone (04 13 31 47 19) ou par courriel (buspmi.rdv@departement13.fr). Il sera de retour à Mas-Thibert le jeudi 12 novembre.
Un évènement autour du sport
Pour la deuxième année consécutive, c'est la Maison arlésienne sport santé (MASS) qui a organisé le village Octobre rose. Plusieurs acteurs locaux ont répondu présents, dont le Nautique Club arlésien, qui propose de l’aquagym santé, le Cercle d’escrime du Pays d’Arles et le Centre d’information sur les droits des femmes et des familles (CIDFF).
Les visiteurs ont pu découvrir différentes activités sport-santé, s’informer sur la prévention du cancer du sein et échanger avec les professionnels mobilisés. "La première édition a plutôt bien fonctionné. Il y a beaucoup de curiosité autour de nos stands", constate Ludivine Santiso, éducatrice sportive et sport-santé.