Il se peut que les Arlésiens, comme les habitants de Port-Saint-Louis, Beaucaire, Saint-Gilles, Tarascon... aperçoivent, mardi, des équipes de surveillance en patrouille sur les digues. Pas d'inquiétude, il s'agira d'un exercice.
Pour le Symadrem (Syndicat mixte interrégional d’aménagement des digues du delta du Rhône et de la mer) et les communes riveraines situées sur le périmètre du syndicat, l’objectif de ce test grandeur nature est de tester le respect des procédures par les équipes et le maniement des outils afin d’être prêts le jour J. Il s’agit d’une obligation inscrite dans le Plan communal de sauvegarde, pour les communes, et dans le décret digues, en ce qui concerne le Symadrem.
Cet exercice de terrain, programmé tous les deux ans, se déroulera donc ce mardi 13 octobre, toute la journée. Dans ses locaux, situés à Arles, un poste de commandement sera mis en place et mobilisera l’ensemble des agents tandis que des équipes de surveillance seront déployées sur près de 250 kilomètres de digues gérées par le syndicat.
51 secteurs ont été découpés en fonction des communes. Leur mission, effectuée uniquement à pied, sera de détecter les désordres fictifs : venues d'eau, érosion, affaissement, fissures, surverse… Composées d’agents communaux ou de volontaires issus des réserves communales de sécurité, ces équipes seront supervisées par les six gardes-digues du Symadrem, en lien direct avec le poste de commandement.
Pierre Raviol, élu président de l'association France Digues
Cet exercice intervient alors que le président du Symadrem, Pierre Raviol, vient d’être élu, jeudi 8 octobre, à la tête de l’association France Digues. Créée en 2013 à l’initiative du Symadrem et du Symbhi, l’association forme et fédère les collectivités compétentes en matière de Gemapi, et les représente auprès du ministère de la Transition écologique. Elle compte aujourd’hui 193 membres, qui gèrent 4 000 kilomètres de digues.