"On est passé à côté d'un drame." Les locataires de la résidence Le Gallieni III, à Arles, dans le quartier de Trinquetaille, sont encore sous le choc. Samedi soir, vers 20h30, une corniche en béton surplombant l'immeuble s'est effondrée dans le jardin d'un des locataires. "Trois minutes avant que ça ne tombe, il était là, sur sa terrasse, en train de donner à manger à son chien…", raconte un voisin encore ému. Heureusement, l'accident n'a fait aucun blessé.
Plus d'accès aux jardins
Contactés immédiatement, les pompiers ont fait évacuer tous les logements. "On est restés dehors jusqu'à environ minuit, le temps que les pompiers vérifient l'ensemble des corniches. Et apparemment, il y en a pas mal de suspectes, pas mal qui bougent…", témoigne un habitant. Dans la foulée, des mesures de sécurité ont été mises en place en attendant l'intervention d'une entreprise spécialisée : barrières et rubalise entourent désormais l'immeuble afin d'éviter tout accident en cas de nouvelle chute. Des affiches indiquent partout que l'accès aux jardins est temporairement interdit. Jusqu'à la levée de cette interdiction, les locataires du rez-de-chaussée ne peuvent plus accéder à leur jardin et doivent veiller à ce que les enfants ne jouent pas à proximité des zones balisées.
Du côté du bailleur Un toit pour tous, on tient à rassurer. "Dès le soir même, la directrice d'agence et le cadre d'astreinte se sont rendus sur place. Le lendemain matin, un ingénieur spécialisé en structures est venu évaluer la situation et livrer les premières analyses techniques", explique-t-on. Que s'est-il passé pour que cette corniche cède et vienne s'écraser au sol ? "On se doute que c'est peut-être la configuration des corniches, à l'horizontale, qui ont subi des infiltrations d'eau qui, avec le temps, ont corrodé la ferraille à l'intérieur. Mais ce n'est qu'une supposition…"
Toutes les corniches horizontales concernées
Mardi 13 octobre, c'est l'expert de la mairie qui s'est déplacé à Gallieni III. "Il nous a donné quinze jours pour mettre en sécurité les parties suspectes et six mois pour réaliser les travaux nécessaires." Et des parties suspectes, il y en a quelques-unes. Le problème concernerait l'ensemble des corniches en béton horizontales qui encerclent l'immeuble de 43 appartements. "On ne sait pas encore si on va tout enlever ou réparer."
Ce mercredi matin, une entreprise était à pied d'œuvre pour commencer l'étayage, qui doit être terminé sous quinze jours. "Une fois tous les éléments techniques et financiers en notre possession, on décidera de la suite à donner." "On a pris cet incident très au sérieux, insiste-t-on du côté du bailleur. On a été très réactifs et on sait qu'on est passé à côté de quelque chose qui aurait pu être bien plus grave. Notre but, c'est de rassurer et d'accompagner les locataires."