Publié il y a 1 h - Mise à jour le 08.10.2026 - Romain Fiore - 3 min  - vu 101 fois

ALÈS Une association demande la fermeture du parc des expositions aux salons de vente d'animaux

chaton

image d'illustration.

- D.R.

Les 10 et 11 octobre prochains, le parc des expositions de Méjannes-lès-Alès accueillera un nouveau salon « Univers du chiot & chaton », organisé par la société Events'Com. Une manifestation qui ne plaît pas à ARGOS42. L’association de protection des chiens et des chats demande à Alès Agglomération, propriétaire de l’équipement depuis 2014, de ne plus mettre ses locaux à disposition des organisateurs de salons consacrés à la vente d’animaux. Le président de l'Agglomération, Christophe Rivenq, leur répond.

Ce week-end se déroule au parc des expositions de Méjannes-lès-Alès, le salon « Univers du chiot & chaton ». Un salon donc consacré à l'achat de jeunes animaux qui ne plait pas à l'association ARGOS42 qui souhaite interdire la manifestation. Basée dans la Loire et fondée en 2023, cette association a pour but la protection des chiens et des chats.

Pour appuyer sa demande, ARGOS42 dit avoir étudié la convention d’occupation signée le 19 juin 2025 pour l’édition précédente ainsi que son avenant du 19 septembre. Selon l’association, le document ne comporte, hors annexes, aucune clause portant directement sur le bien-être des animaux, les contrôles vétérinaires ou encore les conditions de cession. Les animaux y sont notamment mentionnés pour préciser que leur garde relève de la responsabilité de l’organisateur et que celui-ci doit effectuer la déclaration préalable auprès de la Direction départementale de la protection des populations (DDPP) du Gard.

« Une collectivité n’a pas à prêter ses murs à un commerce d’animaux vivants »

L’association pointe également les conditions financières de la précédente édition. Deux semaines avant le salon, la collectivité avait accepté une modification de la surface louée, passant de deux tiers du Parc des Expositions, soit environ 3 000 m², à la seule salle n°1. Le montant de la redevance avait alors été ramené de 13 353,96 € à 11 334,36 € TTC.

Le salon du chiot et du chaton se déroulera ce week-end au Parc des Expositions d'Alès Agglomération. • D.R.

ARGOS42 relève par ailleurs que les conditions de vente publiées par Events'Com prévoient une contribution obligatoire de 30 € TTC par adoption, versée à la sortie du salon. « Un salon dure deux jours, un chien vit quinze ans. Une collectivité n’a pas à prêter ses murs à un commerce d’animaux vivants pendant que les refuges du territoire sont pleins », estime Baptiste Praud, président d’ARGOS42.

« Je ne suis pas d’accord avec cette approche »

L’association a donc écrit à Christophe Rivenq, maire d’Alès et président d’Alès Agglomération. Elle lui demande notamment la transmission de la déclaration préalable effectuée auprès de la DDPP du Gard et des justificatifs sanitaires fournis par l’organisateur pour l’édition 2026. ARGOS42 souhaite également obtenir les contrats conclus avec Events'Com cette année et demande à la collectivité de ne plus conclure, à partir de 2027, de convention avec un organisateur de salon de vente d’animaux de compagnie.

Une position à laquelle Christophe Rivenq ne souscrit pas. Le président d’Alès Agglomération assure avoir pris connaissance du courriel de l’association et estime que les organisateurs de ce type de manifestation sont soumis à un cadre réglementaire.

Christophe Rivenq
Le premier édile pense que « les sociétés et les structures qui organisent ces événements sont surveillées, vérifiées et réglementées ». • Romain Fiore

« Je ne suis pas d’accord avec cette approche. Je pense que les sociétés et les structures qui organisent ces événements sont surveillées, vérifiées et réglementées », explique-t-il. Pour autant, l'élu reconnaît que « vendre des animaux dans des salons comme celui-ci » est une situation qui mérite une vigilance particulière.

Christophe Rivenq indique ainsi avoir demandé à ses services d'être particulièrement attentifs aux conditions dans lesquelles se déroule le salon. « Mon seul souci est que les structures vendeuses soient agréées et reçoivent les autorisations nécessaires », précise-t-il.

« Cela ne veut pas dire qu'il ne faut pas être vigilant »

Pour le président de l'Agglomération, une collectivité ne peut toutefois pas interdire par principe la tenue d'un événement dès lors que les organisateurs respectent les règles en vigueur. « Une fois cela vérifié, je me demande au nom de quoi le maire interdirait l’événement », avance-t-il.

L'élu ne ferme toutefois pas la porte à un durcissement de la position de la collectivité si des manquements étaient constatés. « S’il s’avérait qu’il y ait réellement de la maltraitance avérée, j’interdirais la mise à disposition du parc de l’exposition à toute structure qui ne respecte pas scrupuleusement le bien-être animal. C’est une chose pour moi qui n’est pas discutable », affirme-t-il.

Christophe Rivenq assure par ailleurs avoir fait vérifier que l'organisation du rendez-vous se déroule dans le respect des règles. Il dit également vouloir s'assurer que les futurs propriétaires mesurent les contraintes liées à l'acquisition d'un animal. « J’ai fait tout ce qui est en mon pouvoir pour m’assurer que les personnes qui achètent des animaux le font en ayant réfléchi, en étant conscientes de toutes les contraintes liées à la possession d’un animal et en ne se faisant pas un achat plaisir », indique-t-il.

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