19 heures. Sur la RN106, entre Nîmes et Alès à la sortie de Vézénobres, les automobilistes sont invités à quitter leur trajectoire habituelle. La route est déviée et les véhicules dirigés vers un point de contrôle. Pendant trois heures, jusqu’à 22 heures, les gendarmes vont contrôler les conducteurs.
Sur place, le chef d’escadron Gabriel Dugas, commandant de la compagnie de gendarmerie départementale d’Alès, est accompagné de Lucie Roesch, nouvelle sous-préfète d’Alès. Une vingtaine de militaires sont mobilisés, dont des réservistes et des membres de la brigade motorisée. La brigade cynophile est également sollicitée au cours de la soirée.
« L’idée, c’est de gêner les délinquants, et d'être vu, afin de rassurer la population et de venir endiguer des phénomènes ici et là », explique Gabriel Dugas. Pour le commandant, les opérations de ce type permettent notamment de créer de l’incertitude chez ceux qui pourraient chercher à profiter de la route pour circuler discrètement. « Ils savent qu’ils ne peuvent pas circuler en toute impunité. »
Une semaine de contrôles
Le contrôle routier de Vézénobres n’est pourtant qu’une étape. Depuis lundi, les gendarmes de la compagnie d’Alès enchaînent les opérations sur différents secteurs.
Six collèges ont notamment été contrôlés à Anduze, Saint-Ambroix, Salindres, La Grand-Combe, Saint-Chaptes et Vézénobres. Les chauffeurs de bus transportant les élèves ont également été soumis à des contrôles d’alcoolémie et de stupéfiants. Aucune infraction n’a été relevée à leur encontre.
« Le but, c'est de rassurer aussi les parents pour montrer que les gendarmes sont là. Je vous rassure, rien n'a été relevé chez les chauffeurs de bus, et c'est quand même rassurant.Tout le monde était parfaitement en règle, zéro infraction relevée et Dieu sait qu'on a contrôlé. » Souligne le commandant Dugas. Les militaires sont aussi intervenus dans des établissements de bouche, avec notamment trois personnes en situation irrégulière relevées lors de ces opérations.
Plusieurs infractions relevées
À Vézénobres, le bilan de la soirée fait apparaître neuf contrôles techniques périmés, deux défauts de mutation de carte grise, un usage de stupéfiants, un défaut d’assurance et deux conduites sous stupéfiants. Une conduite sous alcool et stupéfiants, au guidon d’un deux-roues par un mineur titulaire du BSR, a également été relevée.
Dans le même temps, une opération similaire était mise en place en parallèle à Anduze, où les militaires ont constaté de leur côté trois contrôles techniques périmés, un usage de stupéfiants, un défaut d’assurance et deux infractions liées à l’alcoolémie.
Pour Lucie Roesch, l’objectif dépasse le simple bilan comptable. « C’est important de montrer que la sécurité, ce n’est pas un sujet que des grandes villes, mais qu'on est également présent dans les villages », indique la sous-préfète. Une manière de rappeler que les moyens peuvent également être déployés dans les villages du bassin alésien.
« Créer le doute »
La compagnie entend poursuivre ses opérations dans les prochains jours, avec des dispositifs différents selon les secteurs et les problématiques identifiées.
Pour Gabriel Dugas, cette diversité répond à une logique simple : ne pas laisser les contrevenants anticiper les contrôles. « Créer le doute dans l’esprit du délinquant », résume le commandant.
Après les collèges, les bus, les établissements de bouche et le contrôle routier de Vézénobres, une nouvelle opération doit ainsi être menée ce mercredi, avec une thématique différente. L’objectif reste le même : occuper le terrain et montrer que les gendarmes peuvent intervenir partout sur le territoire.